Bibliographie (très) restreinte et commentée...
Histoire de diffuser quelques références, ailleurs que dans des articles académiques. La bibliographie qui suit transcrit dans les grandes lignes la construction de mon travail, les considérations
épistémologiques et méthodologiques en moins. J'espère qu'elle peut convenir à celui ou celle qui envisage de s'intéresser à la gestion des marques de villes.
Parmi les travaux les plus influents, ceux de Simon Anholt, fondateur de la revue Place Branding. Intéressant pour une approche quantitative de l'image de la ville, dans une perspective proche de
celle de Kapferer, Anholt définit une identité de la ville en quelques dimensions. Anholt S. (2005), Some important distinctions in place branding, Place Branding, 1, 2, 116-121 Anholt S. (2006), The Anholt GMI City Brand Index, How the world sees the world’s cities, Place Branding, 2, 1, 18-31 Anholt S. (2007), Competitive identity : the new brand management for nations, cities and regions, Palgrave, Macmillan, Basingstoke
D'autres travaux anglosaxons en marketing méritent lecture, dont ceux de Hankinsion, et Kavavaratzis, fondés sur la conception dominante de la marque de ville comme marque
institutionnelle. Hankinson G. (2007), The management of destination brands: five guiding principles based on recent developments in corporate branding theory, Journal of Brand Management, 14, 3,
240-254 Kavaratzis M. (2005), Place branding: a review of the trends and conceptual models, The Marketing Review, 5, 329-342 Kavaratzis M. (2007), City Marketing : the past, the present and some unresolved issues, Geography Compass, 1, 10, 1-18
Virgo et de Chernatony propsent un cas intéressant, toujours dans le cadre de la théorie de la marque institutionnelle, de génération d'un système de marque pour la ville de Birmingham. J'ai évoqué
ce travail ici. Virgo B. et de Chernatony de L. (2005), Delphic brand visioning to align stakeholder buy-in to the city of Birmingham brand, Journal of Brand Management, 13, 6, 379-392
Dans mes travaux, j'ai remarqué de nombreuses limites aux approches théoriques précédentes. Je m'appuie sur les commentaires de Holt, Thompson et alii, Mommas, et Stigel pour montrer que les
marques de types institutionnel ne tiennent pas suffisamment compte, dans leur mode de gestion, les cultures au sein desquelles elles s'inscrivent. Holt D.B. (2002), Why do brands cause trouble ? a dialectical theory of consumer culture and branding, Journal of Consumer Research, 29, 70-90 Thompson C.J., Rindfleich A. et Arsel Z. (2006), Emotional Branding and the strategic value of the doppelgänger brand image, Journal of Marketing, 70, 50-64 Stigel J. et Frimann S. (2006), City branding – All smoke, no fire, Nordicom Review, 27, 2, 245-268 Mommaas H. (2002), City branding: the necessity of socio-cultural goals, in Patteeuw V.(eds.) City, Branding, Image building & building images, Rotterdam, NAi, 2002
Cela m'amène donc à considérer la culture dans laquelle naissent les marques de villes. Un choix théorique s'impose entre tenants de la post et de l'hypermodernité, j'opte pour la deuxième voie. Ascher F. (1995), Métapolis, ou l'avenir des villes, Odile Jacob, Paris, 2002 Ascher F. (2000), La société hypermoderne ou ces événements qui nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs, Paris, L’Aube Ascher F. (2007), Examen clinique, Journal d’un hypermoderne, Paris, L’Aube Aubert N. (2004), Un individu paradoxal, in Aubert N. (ed.) L’individu hypermoderne, Ramonville Saint-Agne, Eres Augé M. (1992), Non-lieux, Introduction à une anthropologie de la surmodernité, Paris, Seuil Augé M. (1994), Pour une anthropologie des mondes modernes, Paris, Flammarion Bourdin A. (2005a), La civilisation urbaine, Cahiers français, 238, 3-7 Bourdin A. (2005b), La métropole des individus, Paris, L’aube Giddens A. (1990), Les conséquences de la modernité, Paris, L’Harmattan, 1994 Latour B. (1991), Nous n’avons jamais été modernes, Essai d’anthropologie symétrique, Paris, La Découverte, 1997 Lipovetsky G. (2006), Le bonheur paradoxal, Essai sur la société d’hyperconsommation, Paris, Gallimard, 2006 Lipovetsky G. et Charles S. (2004) Les temps hypermodernes, Paris, Grasset Taguieff A. (2004), Le sens du progrès, une approche historique et philosophique, Paris, Flammarion
La théorie hypermoderne a des sources intéressantes dans les rapports de l'individu à la ville (tous les travaux de Simmel sur la ville et l'individu sont à la base de la cette réflexion). Cambier A. (2005), Qu’est-ce qu’une ville ?, Paris, Vrin Simmel G. (1903), Métropoles et mentalité, in Grafmeyer Y. et Joseph I. (1979), L’école de Chicago, Paris, Flammarion, 61-77 Weber M. (1947), La ville, Paris, Aubier, 1982 Zukin S. (1995), The cultures of cities, Cambridge, MA: Blackwell
C'est, dans ce rapport individu / ville, la notion de créativité qui occupe maintenant une bonne partie des chercheurs en économie, en sociologie et en urbanisme. Florida R. (2002), The rise of the creative class... and how it's transforming work, leisure, community, & everyday life, Basic Books, New York, 2004 Florida R. (2004), The flight of the creative class, Harper Business, New York, 2004 Florida R. (2005), Cities and the creative class, New York – London, Routledge Florida R. (2008), Who’s your city ? How the creative economy is making where to live the most important decision of your life, New York, Basic Books Glaeser E. L. (2004), Reinventing Boston : 1630-2003, Journal of Economic Geography, 5, 119-153 Glaeser E.L. et Maré D. (2001), Cities and skills, Journal of Labor Economics, 19, 316-342
Dans le contexte hypermoderne, dans une économie créative (dite aussi économie de la connaissance), les villes mettent en place des stratégies sur le mode du projet, et notamment du projet de
marque. Antier G. (2005), Les stratégies des grandes métropoles, Enjeux, pouvoirs et aménagement, Paris, Armand Colin Boutinet J.-P. (1990), Anthropologie du projet, Paris, PUF, 1993 Ingallina P. (2001), Le projet urbain, Paris, PUF Pezzini M. (2006), Les villes : moteurs économiques au cœur de la mondialisation, Problèmes économiques, 2905, 34-36 Rosemberg M. (2000), Le marketing urbain en question, Production d’espace et de discours dans quatre projets de villes, Paris, Economica Sassen S. (1991), The Global Cities, Princeton, Princeton University Press
L'individu au centre de l'économie de la connaissance est compris comme un "manipulateur de symboles". Cela m'amène à considérer la marque de ville avant tout comme unmode d'organisation du sens. C'est alors la sémiotique, discipline qui s'occupe
d'étudier comment fonctionne la signification, qui entre en jeu. Les références qui suivent, à l'exception des travaux de Fontanille et Landowski, visent avant tout de des applications au
marketing. Boutaud J.-J. et Véron E. (2007), Sémiotique ouverte, itinéraires sémiotiques en communication, Paris, Lavoisier Mick D.G., Burroughs J.E., Hetzel P. et Brannen M.Y. (2004), Pursuing the meaning of meaning in the commercial world: an international review of marketing and consumer research founded on
semiotics, Semiotica, 152-151, 4, 1-74 Floch J.-M. (1990), Sémiotique, marketing et communication, Sous les signes les stratégies, Paris, PUF Semprini A. (2005), La marque, une puissance fragile, Paris, Vuibert Heibrunn B. et Hetzel P. (2003), La pensée bricoleuse ou le bonheur des signes : Ce que le marketing doit à Jean-Marie Floch…, Décisions Marketing, 29, 19-25 Fontanille J. (2006a), Pratiques sémiotiques : immanence et pertinence, efficience et optimisation, Nouveaux Actes Sémiotiques, 104-106, 13-73 Fontanille J. (2006b), Textes, objets, situations et formes de vie, les niveaux de pertinence du plan de l’expression dans une sémiotique des cultures, in Alonso J. et al. (ed.), La
transversalité du sens, Parcours sémiotiques, Saint Denis, PUV, 2006, 211-240 Landowski E. (1989), La société réfléchie, Paris, Seuil Landowski E. (2004), Passions sans nom, Paris, PUF