Les mots de la ville

Dimanche 27 août 2006 7 27 /08 /2006 16:03
"Il vient à l'homme qui chevauche longtemps au travers de terrains sauvages, le désir d'une ville".
Peut-être trouverez-vous alors, à la croisée des chemins, Zora ou Anastasie, ou bien encore Sméraldine, et peut-être aurez-vous envie de la connaître mieux et peut-être même aurez-vous envie de rester avec elle. Si cela se produit, c'est que comme Marco Polo vous serez tombé amoureux d'une ville, ou comme moi vous aurez lu Calvino.
Par boris maynadier - Publié dans : Les mots de la ville
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Dimanche 27 août 2006 7 27 /08 /2006 16:14
"(...) dans l'idée que je m'en faisais, la vraie ville, la fourmillante cité, cité pleine de rêves, n'atteignait à la dignité du plein exercice que si elle dépassait le vrai seuil de l'Être, suil où la quantité se transmuait brusquement en qualité (...)"

Parce que "la forme d'une ville change plus vite, on le sait, que le coeur d'un mortel" (Gracq reprenant Baudelaire), on peut la laisser passer devant soi, la ville, sans la voir pencher et se redresser, et sa forme changer et changer encore, et se métamorphoser avec les temps, et ne plus ressembler à celle que l'on a connue, que l'on a quittée ; et quand on y revient, à la ville, comme Gracq, alors il faut bien se rendre compte, même si ça coûte, même si c'est une petite mort, que la ville n'est pas, que la ville n'est rien mais qu'indubitablement la ville sans cesse devient.
Par boris maynadier - Publié dans : Les mots de la ville
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Dimanche 27 août 2006 7 27 /08 /2006 16:27
Le classique : la poétique de la ville, de Pierre Sansot.

Ce bouquin a beaucoup contribué à mon approche de la ville par la personnalité. je cite simplement :

"On pensera que nous personnifions la ville. Il ne nous appartient pas de préciser son statut : de sujet, de quasi-sujet, ou d'objet magnifié ? Nous voudrions seulement montrer à l'aide de quelques remarques à quel point l'homme véritablement concerné par la ville la traite comme une personne."
Par boris maynadier - Publié dans : Les mots de la ville
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Vendredi 20 octobre 2006 5 20 /10 /2006 12:08
Et à l'aurore, armés d'une ardente patience,
nous entrerons aux splendides villes.

RIMBAUD, Une saison en enfer.
Par boris maynadier - Publié dans : Les mots de la ville
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Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /2006 15:32
Avec les moyens de la science et de l'industrie modernes (ou à venir)
on pourrait très bien déplacer les monuments historiques
et les foutre dans le même quartier
qu'on aurait au préalable rasé
comme ça il y aurait côte à côte la Tour Eiffel la Sacré-Coeur Saint-Honoré-d'Eylau
la Sainte-Chapelle le Tribunal de Commerce les Deux-Magots
Sainte-Clothilde l'Opéra
le musée d'Ennery et cetera
ce qui éviterait aux touristes
de se disperser inconsidérément dans les rues de la ville.

Raymond Queneau
Par boris maynadier - Publié dans : Les mots de la ville
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