Amsterdam

Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /2008 19:10
"I amsterdam" réussit le double exploit d'être une marque à la fois relationnelle (I am : relation identitaire à la ville) et expérientielle (un objet dans la ville) dans sa conception. Un cas unique, à ma connaissance.



La marque devient un objet dans la ville, et est intégrée à l'expérience urbaine. Voilà qui donne une dimension particulière à la marque de la ville, elle ne se limite pas à apparaître sur les t-shirts comme le I love NY des années 70 (mais toujours très à la mode), elle prend forme, elle se fait volume. Elle devient matérielle, elle-même un objet et pas un petit objet, pas un gadget comme une tour Eiffel dans une bulle que l'on ramène d'un séjour de Paris, un objet à la taille de la ville, un véritable mobilier urbain qui ne se résume cependant pas à ce statut de mobilier.



Le sens de tout ça ? C'est justement qu'il ne réside pas dans ce que dit la ville, dans l'énoncé. I amsterdam ne dit rien d'Amsterdam et c'est tant mieux (voir aussi le site web). C'est un signe qui fonctionne en creux, qui appelle le sens, un signe ouvert pour reprendre le terme d'Umberto Eco, qui fait travailler le lecteur en quelque sorte, et en cela très différent des marques de Hongkong ou Edinburgh par exemple, qui sont très bavardes.




Le sens réside dans ce que le citadin voudra bien y mettre. C'est là, en grande partie, que réside le succès de cette marque. Mais toutes les villes ne pourraient pas se permettre ce type de stratégie, tant il est nécessaire que la ville ait un sens pour les citadins, avant que ce type de marque ce soit créée.

Le citadin ne développe des pratiques (jouer avec la marque / mobilier urbain) ou des stratégies (se faire ambassadeur de la ville) que si cela a un sens pour lui. C'est ce qu'eesaie de développer Amsterdam. Et il va de soi qu'un logo, si réussi soit-il, ne peut suffire à remplir un tel objectif. Voilà en partie pourquoi le city branding ne peut se résumer à un logotype ou une signature de marque, mais concerne le sens de la ville dans son ensemble.
Par boris maynadier - Publié dans : Amsterdam
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Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /2008 19:45


One voice was raised and sounded strange,
just a thought turned an idea, into something familiar,
it was the whisper of freedom,
that was starting a revolution,
with this spirit as a weapon and unity as a shield.
Yes I am.

The world was first amazed by the sex, drugs and rock & roll,
these people are crazy,
these people are strange,
they didn't understand the power of the claim,
impossible is nothing, was in front of their face.
Yes I am.

An empty canvas land,
is a world without a map,
where air can be shared,
and invisible is fear, like a dog to a child,
ideas will spin, like flowers grow in the field.

It was the dream of a guy that ate flower bulbs to survive,
same reason brought a woman to work from Surinam.
Yes I am.

Lots of no's were said but just one yes remains,
where one - seven - four, just means we are more,
it was for sure,
that no colors stayed pure.
Yes I am.
Oui je suis.
Si io sono.
Sim eu sou.
Si yo soy.
はい私はある.
Ja ich bin.
Ja ik ben.

A leaf left the tree and arrived in Amsterdam,
like many hopes of others,
and more and more they will,
inspired by something you can just feel.
Yes I am. I amsterdam.



Le poème Yes I am
est une création de l'agence Bureau Pindakaas, à Amsterdam, et sur la toile (ici)
Par boris maynadier - Publié dans : Amsterdam
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