Gérard Trignac grave des villes proprement cyclopéennes, des géantes de pierre muettes.
Les villes saisies par une absence (
Les Portes su Silence, c'est le titre d'un recueil de gravures de Trignac), un vide irréductible.
Calvino, avec ses
villes invisibles, saisissait aussi les villes par leur absence. Appel à l'imaginaire.
Lovecraft et sa
Cité sans nom, comme à son habitude, écrivait aussi la ville par une absence. Gouffre effrayant
pour l'imaginaire.
Que dit l'art que ne dit pas la science ; que peut apprendre l'art à la science, parlant de la ville ?
Que peut apprendre l'absence aux faiseurs de villes, aux urbanistes, aux gestionnaires, aux politiques ?
Quelle question pose-t-il ? Quelle est cette problématique artistique de l'absence urbaine ?
Par boris maynadier