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Publié par boris maynadier

Gilles Marion (à gauche), Professeur à l'EM LYON-IAE, Université Jean Moulin Lyon 3, écrit un texte dont je reproduis quelques extraits. Son discours est extrêmement proche de la thèse que je soutiens, en appuyant sur l'identité de la ville, le rôle sémiotique de la marque, l'impossibilité de contrôler complètement l'image de la ville, sa co-production, etc.


"Le rôle de la marque/ville est de générer et de diffuser un univers de signification autour de “l’objet ville” : une sorte de machine à signification, de “moteur” sémiotique, si l’on veut bien accepter avec Umberto Eco que la sémiotique est la discipline qui étudie comment le sens est généré et transmis parmi les hommes."

Je renvoie ici à mon schéma génératif.
Ne pas perdre de vue, puisque le Professeur Marion cite le Professeur Eco (à droite), que les marketers ne font pas le sens, mais des objets signifiants. Le sens est construit par le destinataire, dans des limites qui sont celles de l'interprétation. Je reviendrai plus tard sur cette idée, la ville a besoin de signifiants pour faire signe.

"Chaque habitant, commerçant, hôtelier, restaurateur, chauffeur de taxis..., est lui même émetteur de multiples signes comme l’est chaque commentateur, journaliste ou expert. Tous ces acteurs de la communication sont hautement, et c’est heureux pour chacun de nous, incontrôlables par un émetteur central."

Là, je renvoie au schéma ECI que je propose.

"Comme toute marque, une marque/ville est constituée par l’ensemble des discours tenus à son égard par la totalité des sujets (individuels ou collectifs) impliqués dans sa génération."

télécharger le texte ici, j'en conseille la lecture.