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Publié par boris maynadier

Je postule, dans mon approche hypermoderne des villes, qu'elles jouent un rôle moteur dans la modernisation du monde, au même titre que les marques. Mais de manière différente s'entend. Ce que je veux dire par là, c'est que les villes et les marques ne sont pas de simples symptômes de la modernité, mais en sont plutôt les artefacts générateurs, des machines modernisatrices.

Les villes : moteurs économiques au coeur de la mondialisation, court article de Mario Pezzini (OCDE) paru dans problèmes économiques d'août 2006 propose de comprendre la ville comme moteur économique. Si ma position va au-delà, elle est pleinement compatible avec celle de cet auteur.

Il met en avant, en citant Parkinson lors d'une conférence à l'OCDE, le rapport entre l'économie, le développement et la capacité d'une ville à retenir les talents. Tout cela n'est pas sans rappeler les théories de Florida (voir dans cette rubrique).

Les questions contemporaines de l'attractivité des territoires est au centre de l'article. Il rappelle cependant que la complexité urbaine ne peut se réduire à l'attrait des individus trsè qualifiés, rappelent un "paradoxe urbain : dans les villes riches, les plus hauts revenus cohabitent avec les plus bas, de même que les travailleurs les plus et les moins qualifiés."

La ville doit permettre à tous de vivre bien, et être compétitive en même temps... Paradoxe apparent, caractéristique très hypermoderne. Les villes doivent être des marques populaires, cela semble évident.


Référence
Pezzini M. (2006), Les villes : moteurs économiques au coeur de la mondialisation, Problèmes économiques, n°2905, août 2006, pp.34-36
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