Dimanche 27 août 2006 7 27 /08 /Août /2006 16:14
"(...) dans l'idée que je m'en faisais, la vraie ville, la fourmillante cité, cité pleine de rêves, n'atteignait à la dignité du plein exercice que si elle dépassait le vrai seuil de l'Être, suil où la quantité se transmuait brusquement en qualité (...)"

Parce que "la forme d'une ville change plus vite, on le sait, que le coeur d'un mortel" (Gracq reprenant Baudelaire), on peut la laisser passer devant soi, la ville, sans la voir pencher et se redresser, et sa forme changer et changer encore, et se métamorphoser avec les temps, et ne plus ressembler à celle que l'on a connue, que l'on a quittée ; et quand on y revient, à la ville, comme Gracq, alors il faut bien se rendre compte, même si ça coûte, même si c'est une petite mort, que la ville n'est pas, que la ville n'est rien mais qu'indubitablement la ville sans cesse devient.
Par boris maynadier - Publié dans : Les mots de la ville
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