Vendredi 21 juillet 2006 5 21 /07 /Juil /2006 09:56

Les théories de Florida font l’objet de nombreuses critiques.

Les assertions de Florida, par contre, ne font à ma connaissance l’objet d’aucune validation empirique, ce qui tend à la considérer comme une « intuition ». Mais peut-être bien une intuition fausse…

Examinons certains point importants :
-    Le concept de « classe créative » reste flou, peu défini et difficilement mesurable.
-    La classe créative est définie par une liste de métiers : artiste, rédacteur, professeur, etc. Or, ce n’est pas le métier qui fait le potentiel créatif d’un individu.
-    Que fait-on des individus créatifs à faible niveau d’étude et pratiquent un emploi qualifié de peu créatif ?
-    Comment mesurer ou même comprendre la notion de ‘talent’ ? Là aussi Florida reste flou.
-    Le lien entre l’importance de la classe créative et la croissance économique d’une ville n’est pas montrée.
-    Il est montré que la classe créative habite plutôt les banlieues que les villes aux USA.
-    Les travaux d’adaptation de la théorie en Europe ont tendance à invalider la théorie.
-    Les indices (3 T) de Florida ne sont pas significatifs.
-    La classe créative est présente dans toutes les villes, sans différence très significative.

La plupart de ces critiques ( la liste n’est pas exhaustive) sont émises à partir de Levine (2004) et la bonne synthèse de Chantelot.


Malgré tout ça, on ne peut pas reconnaître la place nouvelle que tient la créativité dans le monde hypermoderne. À voir, donc.

Références :
Chantelot S ( ?), Talent et développement régional : enseignement et limites
Levine V. M. (2004), La « classe créative » et la prospérité urbaine : mythes et réalités, Conférences Villes Régions Monde INRS-Urbanisation, Culture et société

Par boris maynadier - Publié dans : hypermodernité
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