Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par boris maynadier

Les théories de Florida font l’objet de nombreuses critiques.

Les assertions de Florida, par contre, ne font à ma connaissance l’objet d’aucune validation empirique, ce qui tend à la considérer comme une « intuition ». Mais peut-être bien une intuition fausse…

Examinons certains point importants :
-    Le concept de « classe créative » reste flou, peu défini et difficilement mesurable.
-    La classe créative est définie par une liste de métiers : artiste, rédacteur, professeur, etc. Or, ce n’est pas le métier qui fait le potentiel créatif d’un individu.
-    Que fait-on des individus créatifs à faible niveau d’étude et pratiquent un emploi qualifié de peu créatif ?
-    Comment mesurer ou même comprendre la notion de ‘talent’ ? Là aussi Florida reste flou.
-    Le lien entre l’importance de la classe créative et la croissance économique d’une ville n’est pas montrée.
-    Il est montré que la classe créative habite plutôt les banlieues que les villes aux USA.
-    Les travaux d’adaptation de la théorie en Europe ont tendance à invalider la théorie.
-    Les indices (3 T) de Florida ne sont pas significatifs.
-    La classe créative est présente dans toutes les villes, sans différence très significative.

La plupart de ces critiques ( la liste n’est pas exhaustive) sont émises à partir de Levine (2004) et la bonne synthèse de Chantelot.


Malgré tout ça, on ne peut pas reconnaître la place nouvelle que tient la créativité dans le monde hypermoderne. À voir, donc.

Références :
Chantelot S ( ?), Talent et développement régional : enseignement et limites
Levine V. M. (2004), La « classe créative » et la prospérité urbaine : mythes et réalités, Conférences Villes Régions Monde INRS-Urbanisation, Culture et société