Partager l'article ! Creative Class 3: Les théories de Florida font l’objet de nombreuses critiques. Les assertions de Florida, par contre, ne font à ma ...
Les théories de Florida font l’objet de nombreuses critiques.
Les assertions de Florida, par contre, ne font à ma connaissance l’objet d’aucune
validation empirique, ce qui tend à la considérer comme une « intuition ». Mais peut-être bien une intuition fausse…
Examinons certains point importants :
- Le concept de « classe créative » reste flou, peu défini et difficilement mesurable.
- La classe créative est définie par une liste de métiers : artiste, rédacteur, professeur, etc. Or, ce n’est pas le métier qui fait le potentiel créatif d’un individu.
- Que fait-on des individus créatifs à faible niveau d’étude et pratiquent un emploi qualifié de peu créatif ?
- Comment mesurer ou même comprendre la notion de ‘talent’ ? Là aussi Florida reste flou.
- Le lien entre l’importance de la classe créative et la croissance économique d’une ville n’est pas montrée.
- Il est montré que la classe créative habite plutôt les banlieues que les villes aux USA.
- Les travaux d’adaptation de la théorie en Europe ont tendance à invalider la théorie.
- Les indices (3 T) de Florida ne sont pas significatifs.
- La classe créative est présente dans toutes les villes, sans différence très significative.
La plupart de ces critiques ( la liste n’est pas exhaustive) sont émises à partir de Levine (2004) et la bonne synthèse de Chantelot.
Références :
Chantelot S ( ?), Talent et développement régional : enseignement et limites
Levine V. M. (2004), La « classe créative » et la prospérité urbaine : mythes et réalités, Conférences Villes Régions Monde INRS-Urbanisation, Culture et société
"- La classe créative est définie par une liste de métiers : artiste, rédacteur, professeur, etc. Or, ce n’est pas le métier qui fait le potentiel créatif d’un individu.
- Que fait-on des individus créatifs à faible niveau d’étude et pratiquent un emploi qualifié de peu créatif ?"
Je pense que tu as mis là le doigt sur un point très important Boris.
On se focalise sur une petite catégorie de la population, celle qui brille ... selon certains critères.
Je crois personnellement qu'une grosse partie de notre avenir passe par l'énergie, par la créativité présentes dans nos banlieues ... si on leur permet de s'exprimer !
On a, autre exemple, tendance à croire que les flux migratoires à toulouse concernent surtout les cadres. Or une étude de la DDE a montré il y a quelques mois que ceux-ci étaient largement minoritaires parmi les nouveaux arrivants.
Les autres ne participent-ils pas au dynamisme toulousain ?
Quand l'aéronautique connaîtra une période moins faste (activité cyclique), les cadres sur le carreau seront les premiers à partir. Resteront les autres.
L\\\'enjeu est bien d\\\'offrir à chacun un environnement favorable pour qu\\\'il puisse s\\\'épanouir et exprimer sa créativité.
Classe créative et France invisible : confrontation, corrélation, intersection, séparation ?
Une des limites de la théorie de Florida est mise en évidence : elle ne tient pas compte, pour développer les villes, de ceux qui ne font pas partie de la fameuse classe créative.Cela peut devenir dommageable pour une ville dont les gestionnaires seraient obnubilés par les fameux "créatifs"...
Penser à la classe créative, ok, mais ne pas penser qu'à elle.
Et moi, je viens de mettre enfin une réponse à ta réponse.
Au fait, si tu ne sais pas quoi faire demain soir, il y a une proposition sur mon blog.
Marketing des villes et réalisations des grands architectes, il y a de quoi gratter, non ?