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Publié par boris maynadier

L'urbaniste François Ascher n'a jamais cru à la rhétorique postmoderne. L'idée que la fin des 'méta-récits' annonçait la fin de la modernité, c'est en effet jouer un peu vite au jeu de l'oracle...
Les 'méta-récits' dont parle Lyotard sont, pour faire simple, les grandes histoires qui expliquent le monde et lui donnent sens. Par exemple, l'idée de progrès en est un. Si les postmodernes disent que l'on n'a plus foi dans le progrès et que cette notion n'a plus beaucoup de sens, les tenants de l'hypermodernisme préfèrent parler d'une transformation de ce récit. Le progrès a changé depuis les grands discours modernes des Lumières, mais il existe toujours.
Lipovetsky a écrit un très bon bouquin sur le sujet, Le bonheur paradoxal, bien documenté en matière de marketing, ce qui est suffisamment rare chez un sociologue pour le remarquer. Il y explique l'importance de la consommation et les contradictions qui nous habitent.

La ville hypermoderne et la marque hypermoderne ne peuvent que se rencontrer. Il s'agit de deux faits majeurs de notre société, voire de notre civilisation si on peut s'entendre sur une définition simple de ce terme.

Modernisation, mais différente de celle que l'on a connue jusqu'ici. Urbanisation croissante du monde et de la France. Omniprésence des marques - on gagnerait à revoir certaines pratiques du branding. Le monde hypermoderne finit de se débarrasser de ses scories féodales, parfois avec difficulté.

Il est surprenant d'observer que dans les représentations symboliques de villes, les armoiries existent toujours. Les premières villes à s'approprier des armoiries l'ont fait en plein Moyen Äge, au XIIème siècle. N'est-il pas étonnant de se trouver face à un système féodal vieux de 9 siècles sans se poser de questions ? D'autant qu'il s'agit d'un système sémiotique complexe auquel (presque) personne ne comprend plus rien, nous en avons perdu les clefs de lecture...
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