Mercredi 10 janvier 2007 3 10 /01 /Jan /2007 09:51
Voici un article à télécharger ici. J'y développe une analyse des armoiries et logos des villes, en mettant en évidence, par le choix de leur symbole, leur rapport à leur histoire. Il s'agit d'une analyse sémiotique (structurale). Y est aussi développée une théorie de la ville comme signe.
Javais déjà parlé de ce travail dans un article de ce blog (ici).
L'article est publié dans les cahiers de recherche de l'IAE de Toulouse (site).
Par boris maynadier - Publié dans : Organisation du sens
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 30 décembre 2006 6 30 /12 /Déc /2006 14:46
Blog en chantier, réorganisation des rubriques : je développerai désormais une approche plus managériale que recherche, mes avancées sur ma thèse faisant l'objet de publications par ailleurs (revues scientifiques). les rubriques seront présentées par ville pour une meilleure comparaison possible des marques de villes et des stratégies. Moins de théorie, plus d'exemples...
Par boris maynadier - Publié dans : Actus et liens
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mercredi 20 décembre 2006 3 20 /12 /Déc /2006 19:36
J'avais déjà un peu parlé de la campage d'image menée par la ville d'Amiens (ici). La campagne représentait la ville dans la futur, avec des mises en scènes humoristiques dont il m'était difficile de dire si elles pouvaient correspondre à une réalité de la ville.

La campagne a été habilement détournée par les élus verts de la ville, mettant à l'index les actions et  les non actions de Gilles de Robien.  Selon eux " la campagne parle d'une ville qui n'existe pas", elles "vendent  la ville comme une lessive" et occultent les problèmes essentiels, présents de la ville.



Je laisse les habitants de cette ville que je ne connais pas juger de la pertinence de ce discours.

Mais ce qui est intéressant, c'est la production d'image par le biais d'une publicité à consonnance politique forte, mettant en évidence la co-production (schéma ECI)  de la marque de ville,  avec des logiques parfois contradictoires, inhérentes à la liberté démocratique. Ca rend la marque de ville complexe, intéressante et rappelle qu'il s'agit ici d'un bien public. Ce genre de réaction est salutaire pour un marketing urbain qui ne doit vouloir ressembler au marketing commercial.

On peut aussi noter la critique des verts portant sur l'utilisation de la publicité. Cette critique me semble en partie fondée : ces annonces ont peut-être plus vocation à servir l'image d'une municipalité que d'une ville. À vérifier. Ici, publicité et contre-publicité ont vocation à marquer des engagements politiques. Les verts ne sont pas indifférents non plus à leur image et à celle de leur ville.

La ville et les discours publicitaires : certaines des techniques marketing  utilisées dans l'univers commercial peuvent paraître décalées, voire inutiles dans le cas du discours des villes. On l'a vu aussi avec Mulhouse par exemple, les approches communicationnelles qui ne savent pas s'appuyer sur l'identité profonde de la ville tombent à plat. C'est en cela que l'approche par la marque est intéressante, elle devrait permettre d'éviter cela en se fondant sur la connaissance de l'identité de la ville et des actions qui y sont menées, sinon la communication fondée sur des concepts creux ou illégitimes risque de passer pour de la publicité de lessive, ce qui n'est en général pas un compliment...
Par boris maynadier - Publié dans : Amiens
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /Déc /2006 11:29
Gilles Marion (à gauche), Professeur à l'EM LYON-IAE, Université Jean Moulin Lyon 3, écrit un texte dont je reproduis quelques extraits. Son discours est extrêmement proche de la thèse que je soutiens, en appuyant sur l'identité de la ville, le rôle sémiotique de la marque, l'impossibilité de contrôler complètement l'image de la ville, sa co-production, etc.


"Le rôle de la marque/ville est de générer et de diffuser un univers de signification autour de “l’objet ville” : une sorte de machine à signification, de “moteur” sémiotique, si l’on veut bien accepter avec Umberto Eco que la sémiotique est la discipline qui étudie comment le sens est généré et transmis parmi les hommes."

Je renvoie ici à mon schéma génératif.
Ne pas perdre de vue, puisque le Professeur Marion cite le Professeur Eco (à droite), que les marketers ne font pas le sens, mais des objets signifiants. Le sens est construit par le destinataire, dans des limites qui sont celles de l'interprétation. Je reviendrai plus tard sur cette idée, la ville a besoin de signifiants pour faire signe.

"Chaque habitant, commerçant, hôtelier, restaurateur, chauffeur de taxis..., est lui même émetteur de multiples signes comme l’est chaque commentateur, journaliste ou expert. Tous ces acteurs de la communication sont hautement, et c’est heureux pour chacun de nous, incontrôlables par un émetteur central."

Là, je renvoie au schéma ECI que je propose.

"Comme toute marque, une marque/ville est constituée par l’ensemble des discours tenus à son égard par la totalité des sujets (individuels ou collectifs) impliqués dans sa génération."

télécharger le texte ici, j'en conseille la lecture.
Par boris maynadier - Publié dans : Organisation du sens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 9 décembre 2006 6 09 /12 /Déc /2006 09:04
"Au fin fond du désert d'Arabie gît la Cité sans Nom, délabrée et défigurée, ses remparts peu élevés enfouis sous le sable accumulé par les siècles. Telle était-elle sans doute, dès avant la fondation de Memphis, alors que les briques de Babaylone n'étaient pas encore cuites. Il n'y a pas de légende assez ancienne pour révéler son nom, ou évoquer le temps de sa gloire, mais on en parle autour des feux de camp et sous la tente des cheikhs et les aïeules parfois y font allusion ; aussi toutes les tribus s'en écartent-elles, sans trop savoir pourquoi. C'est d'elle qu'avait rêvé une nuit Abdul Alhazred, le poète fou, avant de composer ces vers énigmatiques :

N'est pas mort ce qui à jamais dort
Et au long des siècles peut mourir même la mort

J'aurais dû savoir que les Arabes avaient de bonnes raisons pour se détourner de la Cité sans Nom, la cité connue par d'étranges récits, mais que nul mortel n'avait vue. Pourtant je les bravai, et m'en allai à dos de chameau dans le désert vierge. Moi seul y suis allé et c'est pourquoi aucun visage que le mien ne porte les stigmates d'une peur aussi hideuse ; c'est pourquoi je suis seul à frémir la nuit, quand le vent ébranle les fenêtres. Lorsque j'arrivai à la Cité sans Nom, au clair de lune, elle semblait me regarder, dans le calme de son sommeil éternel, froide dans la chaleur du désert." (...)

Howard Philips Lovecraft
La Cité sans Nom, in Lovecraft, Vol. 1, Robert Laffon coll. Bouquins
Image de Paul Carrick
Par boris maynadier - Publié dans : Les mots de la ville
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés