Mercredi 5 juillet 2006 3 05 /07 /Juil /2006 20:35
Paris méritait bien un film : Paris je t'aime

Une ville
10 millions de coeurs
une histoire d'amour
Un film


Ce film est une multitude, et c'est cette multitude, plus ou moins talentueuse selon les moments, qui parvient à effleurer la ville.


Les New Yorkais ont leur I Love NY célébrissime. C'est le meilleur logo de ville qui ait jamais existé. Milton Glaser l'a créé en 1976 pour promouvoir l'image de la ville. Réussite tonitruante. Il y a un vraie belle idée évidente (donc difficile à trouver) dans cette création.
Il est remarquable que le meilleur logo de ville, un des meilleurs logos tout court, met en scène une relation : amour de la ville. C'est un logo-slogan, et c'est ce qui marche le mieux. C'est moi et ma ville, et non pas la ville seule, mise en scène dans un logo plus ou moins réussi. Les pires logos - et les plus nombreux -  sont ceux qui tentent de résumer toute une ville dans ce symbole, dans une stratégie imitative des marques commerciales. Mais surtout il faut arrêter de copier ce logo et de croire qu'on peut l'appliquer à n'importe quelle ville. D'abord, il est déposé comme marque communautaire, ensuite il est attribué fortement à NY.
Pour en revenir à NY, Glaser a adapté son logo en 2001, toujours avec beaucoup de talent, ajoutant une pointe endeuillée sur le rouge vif du coeur. More Than Ever...
Par boris maynadier - Publié dans : Actus et liens
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Vendredi 30 juin 2006 5 30 /06 /Juin /2006 12:26
Voilà un bel exemple de ce que peut être une marque de ville, pour Saint Petersbourg : "Saint Petersburg Manual Identity"

Il s'agit d'un travail d'étudiant partant d'une plateforme de marque et aboutissant à la création d'une identité graphique qui devrait faire réfléchir de nombreux professionels.

Cette démarche montre l'intérêt d'une démarche de branding, l'importance stratégique d'une telle démarche et propose un résultat très honorable.

extraits :
Brand Vision
 A single city defines Russia. The city of Dostoevsky and Tchaikovsky. The city of unrivaled architecture and the magnificent white nights. The city of inspirational endurance. Saint Petersburg will build upon Peter the Great’s vision as “Russia’s Gateway to Europe” and become “Russia’s Gateway to the world.”

Brand Mission
 By modernizing Saint Petersburg through technological advances while continuing to promote the city’s rich history and art, it will rival the global stature and significance of major European cities while remaining distinctly Russian. Saint Petersburg is the past and present voice of Russia, and will continue to be Russia’s financial and cultural leader for the future. (…)
Par boris maynadier - Publié dans : Saint-Pertersbourg
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Jeudi 29 juin 2006 4 29 /06 /Juin /2006 19:52
Lewi G. (2006), L'Europe, une mauvaise marque, Paris, Vuibert, 2006

G. Lewi fait une première tentative sérieuse s'application des théories de marque à un territoire qui en a diablement besoin.
L'essai me semble concluant. Bien entendu, les fondements scientifiques de la démarche sont absents, mais l'ouvrage n'avait pas vocation à faire science. L'Europe comme marque, c'est un pari audacieux, mais c'est un pari que l'Europe devra tenir, parce qu'aujourd'hui il passe très peu de désir par cette institution.

L'Europe ne sait pas communiquer, elle ne sait pas communiquer sa marque en partie parce qu'elle semble mal se connaître et mal connaître les désirs des Européens.

Et elle doit structurer un projet (sur des fondements politiques - un site intéressant) fort d"où la marque pourra émerger. Sans ça, il n'y aura rien à en attendre.
Par boris maynadier - Publié dans : Actus et liens
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Jeudi 29 juin 2006 4 29 /06 /Juin /2006 18:54
L'urbaniste François Ascher n'a jamais cru à la rhétorique postmoderne. L'idée que la fin des 'méta-récits' annonçait la fin de la modernité, c'est en effet jouer un peu vite au jeu de l'oracle...
Les 'méta-récits' dont parle Lyotard sont, pour faire simple, les grandes histoires qui expliquent le monde et lui donnent sens. Par exemple, l'idée de progrès en est un. Si les postmodernes disent que l'on n'a plus foi dans le progrès et que cette notion n'a plus beaucoup de sens, les tenants de l'hypermodernisme préfèrent parler d'une transformation de ce récit. Le progrès a changé depuis les grands discours modernes des Lumières, mais il existe toujours.
Lipovetsky a écrit un très bon bouquin sur le sujet, Le bonheur paradoxal, bien documenté en matière de marketing, ce qui est suffisamment rare chez un sociologue pour le remarquer. Il y explique l'importance de la consommation et les contradictions qui nous habitent.

La ville hypermoderne et la marque hypermoderne ne peuvent que se rencontrer. Il s'agit de deux faits majeurs de notre société, voire de notre civilisation si on peut s'entendre sur une définition simple de ce terme.

Modernisation, mais différente de celle que l'on a connue jusqu'ici. Urbanisation croissante du monde et de la France. Omniprésence des marques - on gagnerait à revoir certaines pratiques du branding. Le monde hypermoderne finit de se débarrasser de ses scories féodales, parfois avec difficulté.

Il est surprenant d'observer que dans les représentations symboliques de villes, les armoiries existent toujours. Les premières villes à s'approprier des armoiries l'ont fait en plein Moyen Äge, au XIIème siècle. N'est-il pas étonnant de se trouver face à un système féodal vieux de 9 siècles sans se poser de questions ? D'autant qu'il s'agit d'un système sémiotique complexe auquel (presque) personne ne comprend plus rien, nous en avons perdu les clefs de lecture...
Par boris maynadier - Publié dans : hypermodernité
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