Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 11:05

"Une ville au 21ème siècle, ne peut pas être simplement elle-même : étant le fruit d'intentions humaines, elle se redouble de l'idée que l'on s'en fait, du sens que l'on veut bien lui donner. Cette signification relève moins d'une image que des possibilités qu'offre la ville à chacun d'y réaliser ses projets, c'est-à-dire de potentialités."

 

La suite sur le supplément de lemonde.fr :

le+monde 0

 

Par boris maynadier - Publié dans : Actus et liens
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Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 18:14

Ma thèse "Génération d'une marque par la ville : modalités sémiotique d'organisation du sens", soutenue à l'IAE de Toulouse en juin 2009, est publiée aux Éditions Universitaires Européennes. L'ouvrage s'intitule "Branding the city, une étude du marketing des villes".

  branding the city-copie-1

Elle vise à proposer un modèle sémiotique d'aide à la gestion des marques de villes. 

Le texte, en Français, est celui du travail académique, sauf annexes.

 

Vous y trouverez :

- une revue de littérature critique sur le thème du city branding ;

- une revue de littérature critique sur la notion de marque ;

- le cadre théorique de l'hypermodernité ;

- un cadre conceptuel sémiotique ;

- un cadre épistémologique constructiviste ;

- la description détaillée d'une méthodologie double : récits et vie et étude de cas ;

- l'analyse détaillée de 2 récits de vie (choisis dans l'ensemble du corpus) ;

- l'analyse du cas de la métropole nantaise ;

- une proposition d'un modèle sémiotique d'aide à la gestion de marque ;

- une "vision" du marketing territorial qui s'éloigne des courants dominants.

 

Cet ouvrage reste donc une thèse, avec toutes les contraintes qu'impose cet exercice (style, plan, théorie, modélisation, problématisation), que le futur lecteur en soit prévenu !

 

Disponible notamment chez Amazon (cliquez le logo) :

amazon fr

Pour ceux qui voudraient citer ce travail :

Maynadier B. (2010), Branding the city, une étude du marketing des villes, Sarrebruck, Éditions Universitaires Européennes.

 

Par boris maynadier - Publié dans : Actus et liens
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Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 20:39
Face au fonctionnement de l'économie telle qu'on la connaît, certaines villes peuvent se révéler très fragiles. Cette fragilité les touche sur le plan économique, mais pas seulement. Une ville en crise peut voir sa population diminuer drastiquement (avec les conséquences économiques, sociales, culturelles que vous pouvez imaginer), se désertifier, et se trouver fragilisée dans son existence même de ville.

Ainsi Yubari est une ville japonaise dont nous ne parlerions sûrement pas sans la campagne de promotion lancée pour la sortir de sa crise. En 2007, la ville est en faillite, avec 353 millions de dollars de dettes. La population de la ville est divisée par 10 depuis les années 1970, en faisant une sorte de ville fantôme fascinante. L'économie minière s'est effondrée, et celle du tourisme ne s'est pas révélée une voie stratégique très pertinente pour la remplacer. La vidéo ci-dessous, issue du site de la revue Monocle, montre l'état de la ville.




La situation semble pour le moins compromise pour la ville. Cependant, dans un sursaut qui se veut salutaire, Yubari se lance dans une campagne de promotion touristique. Bien entendu, une telle campagne concerne autant les habitants de la ville que les touristes potentiels. Naît alors la campagne, un peu ironique, "No money but love", créée par l'agence Beacon Communications, à Tokyo.
 
Le concept de la campagne s'appuie sur la fait que Yubari est la ville au Japon qui a le taux de divorce le plus bas. Donc, l'amour... Bon, si cette information est vraie, il serait intéressant d'étudier ça : une ville en faillite avec le taux de divorce le plus faible du pays. Voici la campagne :







Et la campagne a remporté un Lion d'Or à Cannes (Lions), en 2009. Ce genre de prix vaut vraiment de l'or pour les publicitaires du monde entier. Il semble que, outre les résultats de la campagne, la dimension territoriale, non marchande, de la campagne, ait touché le jury. Illustration en vidéo :






Côté résultats, c'est difficile à évaluer, mais voilà ce qu'avancent les responsables :
- Équivalent valeur publicitaire (AVE pour les intimes) : 1,5 millions de dollars
- Croissance de 10% par an du nombre de visiteurs (mais de combien part-on ?)
- 31 millions de dollars générés pour alléger la dette (comment cela est-il mesuré ?)

Mais bon, les Lions à Cannes, les personnages sympas, le taux de divorce, c'est sûrement très bien, mais on voit assez peu où cela peut mener la ville. Peut-être tout cela s'inscrit-il dans une démarche stratégique plus vaste, que je ne connais pas, sans quoi la campagne de promotion risque de s'avérer un tantinet insuffisante pour infléchir le destin de Yubari.
 
Par boris maynadier - Publié dans : Yubari
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 17:42
La photographie est un mode de questionnement de la ville et de sa signification qui mérite l'attention de tous, citadins, élus, et autres responsables urbains. Le percept artistique met en jeu le sens de la ville, comme David Cousin-Marsy le fait dans ses séries, notamment celle des villes invisibles.

Les problématiques du photographe qui aborde la ville ne sont pas identiques à celles de l'urbaniste, ou du gestionnaire. Elles prennent une tout autre forme, dans la mesure où ce qu'il cherche, c'est l'effet de la perception. Le mode d'action est différent, mais c'est tout de même toujours cette question du sens qui est au centre : sens à construire, qui n'est pas donné, mais qui est inventé même là où il semble s'échapper. Le non-lieu n'apparaît pas comme un lieu sans signification. Il ne s'agit pas non plus de dire que son sens est appauvri. Il est autre. Il se manifeste selon des règles immanentes différentes de celui des autres lieux. Mais du sens il y a. 

L'auteur connaît bien ces questions non seulement comme photographe, mais aussi comme "professionnel de la ville", comme le montre son cv. La photographie peut aider à traiter des problématiques autres que celles du percept artistique, en croisant avec d'autres approches. L'effort à fournir est celui de la rencontre des questionnements : gestionnaires, d'urbanistes, d'élus, de responsables, d'artistes. un travail encore largement à construire, mais envisageable, donc.



Il peut paraître paradoxal d'aborder la question des villes invisibles par la photographie. Qu'on ne s'y trompe pas, le photographe donne à voir ce que l'oeil ne perçoit pas habituellement, s'il ne cherche pas à voir : hétérotopies, ubiquités, projections imaginaires et symboliques dans le réel des non-lieux. Voir les villes invisibles, c'est se rendre compte de la complexité d'un endroit qui ne peut être uniquement ce qu'il est. Et pour se dépasser, il bouge, il est mis en mouvement par la photographie. Autre paradoxe ? Bienvenue dans l'univers de David Cousin-Marsy, qui en dit lui-même un peu plus ici.



Par boris maynadier - Publié dans : Les images de la ville
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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 22:36
Jean Haëntjens coordonne le dernier numéro de la revue Futuribles, consacrée à la réflexion sur l'avenir des villes européennes.

L'éditorial est disponible ici, sur le site de la revue.
Le papier de Jean Haëntjens, intitulé "Stratégies et avenir des villes européennes" est disponible .



Le numéro est passionnant, la question de l'évolution des villes européennes étant tout à fait d'actualité. On y trouve un entretien avec Gérard Collomb, un papier de David Mangin entre autres... et un petit encadré de ma part sur le city branding (dans cet article), thème qui a aussi son importance.


Par boris maynadier - Publié dans : Actus et liens
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